Mes voyages
Iran (2018)
Naqsh-e Rostam
A quelques kilomètres de Persépolis, cet éperon montagneux est un lieu sacré de l'Iran préislamique. Vénéré des siècles durant, surnommé l'"image de Rostam", le valeureux géant, héros du Livre des rois ou Shahnameh. par la tradition populaire, il témoigne de la continuité de l'histoire iranienne.
Naqsh-e Rostam fut choisi pendant deux millénaires pour abriter les symboles des dieux et des rois. Les Elamites y gravèrent des bas-reliefs, les rois Achéménides en firent leur nécropole, et plusieurs reliefs royaux ont été gravés à l'époque sassanide.
Les tombes Achéménides.
Darius 1er fit creuser dans la falaise, inaugurant un nouveau mode d'inhumation des rois, trois de ses successeurs firent de même. Le modèle est unique : en forme de croix creusée verticalement dans la roche.
La partie inférieure est vide.
La registre médian (branche horizontale de la croix) est pourvu d'un décor comportant au centre quatre colonnes engagées évoquant un palais royal. Une entrée rectangulaire (entre les deux colonnes centrales) fait accéder à une chambre funéraire, vide depuis longtemps, et dépourvue de décorations.
Au-dessus, et sur deux registres, trente personnages représentent les peuples de l'empire. Ils soutiennent une plateforme sur laquelle le roi se tient debout sur un piédestal, un arc à la main, tourné vers un autel du feu. Dans la partie supérieure du relief, qui évoque le mode transcendant, figurent le dieu Ahura Mazda et un croissant de lune.
Bas-reliefs sassanides.
En plus des tombes, il y a aussi plusieurs très grands bas-reliefs dans la roche de Naqsh-e Rustam, sous les tombes, sculptures commandées par les rois sassanides. (dans l'ordre du diaporama)
- Parade de Shapur 1er (vers 250 ?)
Ce bas-relief montre Shapur Ier sur son destrier. La tête du roi a été martelée, mais on distingue clairement la couronne et le chignon relevé sur le dessus de la tête. Le cheval porte de nombreux rubans, ainsi que deux pompons pendants sur ses flancs. Derrière le roi se tiennent neuf personnages, qu'on identifie comme les fils de Shapur pour au moins trois d'entre eux car ils portent des diadèmes, et comme des nobles pour les autres. - Investiture à pied d'Ardashir 1er (226 - 242)
Ceci est un des plus anciens bas-reliefs sassanides. Le roi, à droite, reçoit le farshang (ou cydaris, anneau du pouvoir) et le diadème de la main d'Ahura Mazda, qui tient dans sa main gauche le barsom (ustensile du culte zoroastrien, fagot de branches de grenadier ou de tamaris) et porte sa couronne crénelée typique. Ardachîr tient sa main gauche devant sa bouche, en signe de respect au dieu. Un serviteur tient un chasse-mouche au-dessus de la tête du roi. Shapur (son fils, derrière le roi) tient sa main droite levée avec l'index recourbé en direction du roi, signe de respect envers celui-ci.Le roi n'est pas le personnage le plus grand du bas-relief, Ahura Mazda mais également Shapur semblent le dépasser : c'est la règle d'isocéphalie qui est à l'œuvre, l'important étant d'aligner le haut des têtes ou des coiffures.
- Investiture à pied de Narseh (293-302) avec Narseh et Anahita
Cette scène est remarquable puisque l’investiture est donnée au roi par la déesse Anahita. La figure divine porte une couronne crénelée apparentée à celle que porte Ahura-Mazda sur d’autres reliefs. - Investiture à cheval de Shapur Ier : le roi est à droite et Ahura Mazda à gauche (241-272)
- Grand prêtre Kartir
Une grande inscription se tient au-dessous du mage zoroastrien Kartir. L’inscription indique en particulier que le roi mit tout en œuvre pour promouvoir la religion zoroastrienne. - Victoire de Shâpûr 1er (241-272) sur deux empereurs romains, Valérien (253-260) et Philippe l’Arabe (245-247).
A cheval, dminant les vaincus, le roi tient e bras de l'empereur Philipppe l'Arabe (signifiant la capture) alors que l'empreur Valérien est agenouillé. - L’investiture équestre d’Ardashîr Ier (224-241)
Ahura-Mazda, à droite, porte un bâton et tend au roi l’anneau de son investiture. Derrière le roi, un dignitaire porte un chasse-mouches.Les chevaux piétinent deux corps : sous le cheval de la divinité se trouve le génie du mal Ahriman et sous les pieds d’Ardashîr gît le corps du dernier roi parthe Artaban contre lequel Ardashîr se rebella pour prendre le Fars et devenir lui-même roi.
- L’audience de Bahram II (274-294)
Le roi est au centre d’un groupe de membres de la famille royale. Il porte une couronne ailée. Son chignon sort du cadre.
Ce relief a été gravé par-dessus un relief d’époque élamite (Xe siècle av. J.-C.) dont il reste quelques traces peu visibles : un homme debout, au vêtement et à la coiffure caractéristiques, à droite du relief de Bahram.
- Combats équestres
Dans la première scène, deux victoires sont figurées, sur deux registres superposés. Sur le registre supérieur Bahram, à cheval, désarçonne son ennemi avec sa lance. Derrière lui, son porte-étendard brandit une bannière. Un ennemi est allongé sous les pattes du cheval royal.
La scène inférieure est de même nature : Bahram charge un ennemi à cheval, tandis que son cheval piétine un autre ennemi.
Sur la deuxième scène, le roi Bahram II frappe le cou de son adversaire avec une lance.
Cette troisième scène de combat équestre montre Hormizd lançant son cheval au grand galop contre un adversaire que le souverain désarçonne avec sa lance. La violence de l’impact fait basculer l’homme et sa monture.
Derrière Horzmid se trouve un écuyer portant son étendard : il tient la hampe d’une enseigne constituée d’une tige horizontale à laquelle sont accrochés deux gros pompons sphériques et trois bandes de tissu flottant au vent.
Les autres diaporamas d'Iran
Les fiches de préparation liées à cette journée
- Les Achéménides et Persépolis
- "Les grandes figures de l'Iran"
Les autres fiches de préparation pour l'Iran
Mes autres voyages
